Depuis sa Honda CB 450 Link construite en collaboration avec Cafe Racer, Fred Krugger, alias le sorcier de Basse-Bodeux, délaisse de plus en plus souvent les Harley de ses débuts pour se plonger dans la nouvelle custom-culture. Nous l’avons suivi régulièrement avec des mécaniques aussi variées qu’une BMW-6, une Yamaha 400 SR, une Ducati X-Diavel. Nous le retrouvons prêt à attaquer la saison 2018 avec une Triumph Bonneville Bobber.

Le préparateur belge s’est en effet entiché de sprint à l’occasion de la dernière édition des Bikers Classic de Spa-Francorchamps. Il a donc décidé de se construire une machine pour accélérer à son tour et s’en est allé frapper à la porte de Triumph-Benelux pour en revenir avec un Bobber flambant neuf. 500 heures d’atelier plus tard, le Bobber Basse-Bodeux se révèle plus radical que jamais. Fred n’a en effet pas son pareil pour saisir les points forts d’une machine et les exacerber encore !

Ainsi a-t-il pris au mot les ingénieurs Triumph qui vantent l’esprit hard-tail du Bobber : la version de Krugger est réellement rigide puisque l’amortisseur a été simplement supprimé. En effet, après avoir abaissé le réservoir (l’élément d’origine repris, notamment pour recentrer le bouchon) sur le cadre, il lui a fallu créer un réservoir additionnel sous la selle pour placer la pompe à essence, réservoir qui prend donc la place de la suspensions, et se retrouve masqué par les caches latéraux d’origine mais repositionnés. Puisqu’il devait modifier l’arrière, Fred en a profiter pour rallonger le bras non-oscillant : la machine est désormais plus basse de 5 cm et plus longue de 8 cm. Cela permettra de gagner en stabilité à l’accélération puisque, ne l’oublions pas, cette machine est destinée aux courses de sprint.

Dans cet esprit racé, Krugger a modifié le guidon pour le positionner sous le té supérieur. Il a raccourci (et traité noir) la fourche de série, reculé les commandes. Les échappements sont minimalistes, mais de gros diamètre. Le garde-boue avant est une création tandis que l’arrière provient de la Speedmaster.

Et puis Krugger a développé quelques collaborations dont il a le secret : ainsi, sur les jantes en 18 pouces usinées chez Arlen Ness, sont montés des pneus Dunlop Sportmax spécifiquement créés pour le projet, avec logo Krugger et finition spécifique. Comme toujours, l’ensemble est hyper soigné, sobre dans l’ensemble mais parfait dans le détail. C’est du Krugger !