Dans la famille Street, pour aller boire a cup of tee, je choisis le modèle Street Cup, le café-racer élaboré autour du nouveau moteur 900 liquide déjà utilisé par la Street Twin. C’est maintenant une tradition chez Triumph de proposer des cafe racer dérivés de leur twin. Certes, il existe déjà dans la gamme Modern Classics, la 1200 Thruxton, mais ce modèle pourrait être un peu trop haut de gamme pour beaucoup. Nous voici donc au guidon de la toute nouvelle Street Cup avec son coupleux 900 cm3 à refroidissement liquide. Nous le précisons car a vue de nez il a l’air d’être refroidi par air.

La belle est d’une finition irréprochable. C’est maintenant le standard chez Triumph : rien ne dépasse tout est à sa place et la moindre pièce semble avoir été longuement pensée et intelligemment dessinée. Si la Street Cup a bien un style café-racer, elle n’en a finalement que les qualités. Elle est très élégante et racée mais la position est loin d’être fatigante car pas vraiment racée, finalement. Pourtant les amortisseurs arrière sont plus longs que sur la Street Twin, et la moto se trouve légèrement basculée sur l’avant. Elle est aussi un peu plus courte et l’angle de colonne passe de 25.1° à 24.3°. L’ergonomie, la position des repose-pieds et des bracelets par rapport à la selle sont très bien étudiés, et on est très bien installé à bord de la Cup, à des années-lumière du bon vieux Triton bricolé dans le garage du voisin et qui exigeait une expertise de héro pour se laisser piloter. La Street Cup, c’est la vulgarisation absolue du café-racer. Dans un sens positif bien entendu, c’est-à-dire permettre au public l’accès à cette culture.

La Triumph est très facile à prendre en mains et ne demande aucun temps d’adaptation. Contrairement à la 1200 Thruxton qui serait une sportive déguisée en café- racer, la Street Cup est davantage un roadster avec un petit guidon. Sa tenue de route est en adéquation avec son moteur qui est fort volontaire, plaisant et bien vivant. L’ensemble est homogène, des freins aux amortisseurs : tant qu’on ne s’engage pas sur une course de côte, rien ne permet de mettre la moto en défaut. D’un virage à l’autre, couché sur l’engin, le nez dans le très sobre mais non moins complet tableau de bort, on avale les virages avec aisance et les freins permettent très largement de stopper nos excès d’optimisme avec un dosage parfait. Sur les trajets plus longs et sans virages, la position très légèrement en avant permet des vitesses de croisière assez élevées pour se faire gronder par la maréchaussée.

Avec cette Cup, Triumph privilégie l’élégance et l’accessibilité aux performances pures. Pourtant le moteur plein de couple est très sympathique et même surprenant dans ses reprises à bas régime. Ce sympathique café-racer des villes saura néanmoins se défendre dans les grands espaces, si vous n’êtes pas un adepte des montées en régime sans fin.

Albin Carrière. Photos constructeur.

Fiche technique

Twin parallèle, 900 cm3, refroidissement liquide, simple ACT 8 soupapes. 55ch à 5 900 tr/mn ; 80 nm à 3 230 tr/mn. Boîte 5 rapports. 200 kg à sec. Réservoir 12 l. Consommation 4l/100 km. Hauteur de selle 780mm. Prix 10 500 €.

www.triumphmotorcycles.fr