Il fallait démonter le Festival, mais finir de monter le magazine. D’où notre silence depuis notre retour de Montlhéry. Mais le Cafe Racer #88 est désormais chez l’imprimeur, pour une sortie en kiosques programmée au plus tard le 23 juin. Pour patienter, en voici l’édito.

Ça file comme une Crazy Bonnie au démarrage, comme si le week-end avait été dopé au kit nitrous. Après trois mois d’un travail acharné de toute l’équipe Cafe Racer emmenée par Vanessa ; après trois jours de pure folie entamés avec l’accueil des 133 exposants (cinq avaient déclaré forfait dans la dernière ligne droite, désolé) et clôturés avec le départ du dernier visiteur, il est un peu plus de 21 heures, dimanche sur l’autodrome de Linas-Montlhéry, et le Festival n’est déjà plus qu’un souvenir. En trois heures, le géant de béton s’est vidé littéralement : 15 000 personnes au total ont participé ce week-end à la cinquième édition du CRF, mais au moment de quitter la place à mon tour, il ne reste plus que quelques motos à charger dans les camions, et des fantômes de tentes vides. Tout ça pour ça ?

Oui, évidemment ! Avec plaisir, même ! Malgré le relâchement, la fatigue et, oui, un soupçon de nostalgie précoce, l’envie est forte de recommencer déjà. Comme me le faisait remarquer un ami, cette édition fut celle de la maturité, dans l’organisation comme dans le contenu. Il y avait vraiment beaucoup de monde, énormément de motos, mais dans un équilibre qui est propre au magazine. Nous étions heureux d’accueillir la légende Seeley, de rassembler le pionner Martin comme le dernier-né des ateliers, de réunir autant d’anglaises, d’assurer le spectacle avec les sprints et le flat-track. Vous en étiez heureux aussi, à en croire tous les remerciements et encouragement que Noëmie, Albin ou moi-même ont reçus tout au long du week-end.

Et de retour devant nos ordinateurs pour boucler définitivement ce numéro 88 affluent les messages. Bien sûr, quelques points pratiques sont à améliorer : vous nous le faites remarquer et nous en avons conscience. Mais tous sont positifs, à l’image de ce mail de Dominique Desgranges : « Au-delà d’un événement que l’on pourrait penser surfer sur la mode, ce rassemblement réussit la gageure d’être à la fois hétéroclite et homogène : on voit des bijoux de préparation et revoit des plus anciennes qui ont marqué les esprits, le tout avec une organisation qui s’améliore d’année en année. Le Festival est un événement incontournable, convivial, avec une approche joyeuse, soignée, épicurienne de la moto. Encore bravo ! »

Bravo, et merci à vous tous, Festivaliers !

Bertrand Bussillet. Photos Jean-François Muguet.