Depuis 2009, elle en a fait du chemin, la V7 ! Tous modèles confondus, c’est la première vente de la marque alors, forcément, les gens de Guzzi ne lui laissent pas prendre la poussière. Depuis sa dernière évolution, ou plutôt devrais-je dire révolution, puisqu’elle adopte le moteur V9 à soupapes radiales, la V7 est donc proposée en 6 versions. Si certains craignent que trop de choix tue le choix, qu’ils ne s’inquiètent pas trop : hormis la Racer qui est un peu exclusive, les autres ont la même ergonomie, les mêmes caractéristiques fondamentales et, surtout, offrent le même plaisir de conduite. Ce sera donc difficile de faire un mauvais choix.

Sur les V7, l’ergonomie est simple mais excellente. Les poignées d’embrayage et de frein avant ne sont pas réglables mais la hauteur de selle (770 mm) la rend très accessible. Le guidon est large juste ce qu’il faut, et les repose-pied idéalement placés. Au niveau de la partie-cycle, la moto n’a pas de défaut mais ne se prend vraiment pas pour une sportive. On sent que si les amortisseurs font bien leur travail en mode promenade, la garde au sol ne permet pas de prendre des angles de têtu. Ça tombe bien car l’emblématique moteur s’apprécie surtout par son âme plus que par ses performances pures. Le couple de renversement et ce rythme tout à fait typique en font un moteur très attachant au caractère inimitable. Dans cette nouvelle version, il semble avoir un peu plus de couple que le modèle précèdent mais le gain de puissance est difficile à percevoir.

Contrairement à ce que sa belle allure de frimeuse néo-rétro laisse entendre, et si elle présente très bien à la terrasse d’un bistrot, quelle que soit la version, la V7 me parait finalement taillée pour le voyage. Via les départementales, évidemment. En effet, avec son autonomie de 300 voire 350 km, sa transmission par cardan et sa spacieuse et confortable selle, elle donne envie de partir plus loin. Le moteur, souple et coupleux, n’exige heureusement pas qu’on joue trop avec la boite de vitesses. Celle-ci est lente et dure tant qu’elle n’est pas rodée. C’est souvent le cas avec les boites séparées. Le freinage est satisfaisant malgré le simple disque avant. La vivacité est légèrement accrue par rapport au V7II, ce qui compense agréablement le verrouillage de la direction impliqué par la jante de 18 pouces. Notons qu’en passant d’un modèle à roues à rayons à un modèle à roues à bâtons, la différence est marquante : la jante à bâton étant plus légère, la moto est encore plus maniable. C’est d’autant plus appréciable que la diminution des masses non suspendues facilite le travail des amortisseurs.

Authentique et appréciable en toute situation, la V7III demeure une élégante compagne pour un usage quotidien mais aussi pour partir en vacances. Pour ce qui est des différentes versions, c’est à choisir selon ses goûts !

V7III Carbon

C’est un élégant tirage limité et numéroté. 1921 modèles. Chiffre qui évoque l’année de naissance de la marque Moto Guzzi. Garde-boue court et caches latéraux sont en carbone. La déco est noir mat avec des détails rouges tels que les caches culbuteurs, l’étrier avant et le logo de réservoir. La selle est en alcantara hydrofuge. Prix : 9949 €

V7III Milano

Ce modèle provient de la V7III Special dont il conserve les caractéristiques classiques typiques comme le tableau de bord à double cadran circulaire, les chromes des échappements et de la poignée du passager. Elle se caractérise par ses jantes à bâtons qui lui donnent un aspect plus moderne. L’équipement de série est complété par des détails raffinés comme les garde-boue et les caches latéraux en aluminium. Couleurs mastic brillant. Prix : 9299 €

V7III Rough

On la repère à ses pneus de scrambler. La selle est caractéristique avec surpiqûres et bride pour le passager et deux caches latéraux en aluminium. Les garde-boue sont également fabriqués en aluminium. Le cadre du phare avant est peint en noir tandis que les tubes de la fourche sont protégés par les classiques soufflets en caoutchouc. Couleur gris satiné. Prix : 8999 €

Fiche technique

Cylindrée 744 cm3 (80 x 74 mm) – Distribution 2 soupapes par cylindre actionnées par culbuteurs – Puissance maxi 38 kW (52 ch) à 6200 tr/mn – Couple maxi 60 Nm à 4900 tr/mn – Cadre double berceau en acier – Géométrie chasse 106 mm, angle de colonne 26,4° – Suspension avant fourche télescopique Ø 40 mm, débattement 130 mm – Suspension arrière bras oscillant en alliage équipé de deux amortisseurs avec précontrainte réglable, débattement 93 mm (Stone/Special) ou 96 mm (Racer) – Freins avant 1 disque flottant, Ø 320 mm, étrier Brembo 4 pistons opposés ; arrière 1 disque flottant, Ø 260 mm, étrier 2 pistons – Roues avant 18 pouces arrière 17 pouces – Empattement 1463 mm – Hauteur de selle 770 mm – Réservoir 21 litres (4 litres de réserve inclus) – Poids à sec 189 kg (Stone) 193 kg (Special/Milano)

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