L’approche du printemps nous rend guillerettes, et c’est en sifflotant un air joyeux que nous vous faisons part de notre grande fierté du mois de mars : la perspective de participer à la 5e édition du Café Racer Festival les 10 et 11 juin prochains, avec notre catégorie Kiss’n Vroom reconduite pour la 3e année consécutive.
Nous avons déjà ouvert notre cœur et livré nos impressions sur cet événement riche en émotions et en couleurs sur le blog [www.kissnvroom.com – rubrique Happy Events]. Vous avez manqué nos articles et photos en 2015 et 2016 ? Allez, rien que pour vous, chères lectrices et chers lecteurs de Café Racer Magazine, nos arguments chocs pour être sûres de vous retrouver à ce rassemblement incroyable !
Chaque printemps, c’est le même branle-bas de combat. Vite vite, il faut s’inscrire aux roulages du Café Racer Festival ! Les places sont limitées et prises d’assaut. Nous avons de la chance, notre catégorie “Kiss’n Vroom” spéciale Filles étant réservée en priorité aux femmes, cela laisse un peu de marge aux retardataires. Fort heureusement car les motardes semblent, comment dire… être plus frileuses que leurs compères masculins lorsqu’il s’agit de s’aventurer sur circuit.
Pourquoi cette réticence ?
En premier lieu, évoquons les croyances limitantes et autres bonnes excuses qui viennent spontanément à l’esprit : “Je n’ai jamais fait de circuit”, “Je n’ai pas la bonne moto”, “J’ai peur d’abîmer ma machine”, “Ça va trop vite”, “Les hommes roulent comme des fous”, “C’est cher”… N’hésitez pas à compléter le florilège si vous en avez d’autres qui vous viennent à l’esprit. Essayons de les éliminer une par une.
Pour commencer, “ne jamais avoir fait”  n’est pas synonyme de “ne pas pouvoir”. Le circuit de Montlhéry est à l’origine un gros circuit voiture. Donc très large, sécurisant. Ensuite, pas de course à échalote ! Chacun y va à son rythme, certains en mode parade, d’autres un peu plus vite. Ne l’oublions pas : cet événement n’est pas une course mais avant tout un moment de plaisir. La qualité du revêtement ne permet pas de battre des records de vitesse, et les nombreux plots stratégiquement placés freinent l’ardeur des plus téméraires. On y va à la cool ! Pas de risque d’accident ! Et si vous voulez vous lâcher et tenter des petites pointes de vitesse en ligne droite, la largeur de la piste permet sans risque de doubler vos consœurs. Si vous préférez garder un rythme modéré, alors pas de problème, vous ne serez pas la seule à profiter du paysage. Pour finir, devons-nous évoquer ou vous rappeler LA particularité de Montlhéry, le fameux anneau ? Ce virage en dévers destiné, selon la vitesse adoptée, à monter un peu plus haut dans la pente. Il est terriblement grisant de se sentir pousser des ailes d’envergure à chaque tour de circuit. Promis, vous n’allez pas en revenir !
Ensuite, il n’y a pas de “mauvaise moto” puisque le Café Racer Festival nous donne la chance (contrairement aux hommes) de venir avec n’importe quel engin. Pas de restriction pour nous les femmes, même les motos modernes sont admises ! Notre catégorie est réservée en priorité aux “filles qui roulent”, mais comme elle n’est – à notre grand dam, jamais complète, nous la partageons cette année avec un groupe de motards parisiens passionnés. Ces amis sont aussi sensibles à la beauté de leur moto qu’à leur looks – léchés – de gentlemen. Ils ne viennent donc pas au Festival pour rouler dangereusement mais bien pour jouir de l’atmosphère du circuit et profiter de rouler tous ensemble. Donc pas d’inquiétude, ils sauront vous laisser passer… ou vous doubler de la façon la plus galante qui soit.
Enfin, concernant la question du tarif, oui c’est un budget, mais comme le disait Christian Dior : “On se souvient de la qualité bien plus souvent que du prix”. Les émotions et souvenirs impérissables que vous laisseront les roulages à Montlhéry vous feront totalement oublier les euros à débourser pour en profiter. Et puis ce n’est qu’une fois par an, sans oublier que vous pouvez opter pour une seule journée afin de ne pas trop saler l’addition.
Le second facteur qui explique le peu d’inscriptions de motardes, est que les femmes, malgré tout le tintamarre que l’on peut faire notamment à Paris, restent encore très marginales dans l’univers motocycliste et encore plus sur les paddocks des circuits. Ah ça oui, elles existent dans l’ombre de leur champion, organisent la logistique, aident à atteler les motos sur les remorques, soutiennent ardemment leur mari ou marmaille, font de parfaites “umbrella girls”. Mais quant il s’agit de chausser les bottes, enfiler la combarde, enfourcher une bécane et s’élancer sur un circuit, il n’y a plus personne. Quel dommage ! Mesdames, mesdemoiselles, vous ne savez pas (encore) ce que vous ratez, rejoignez-nous et aidez-nous à inverser les courbes des statistiques !
Enfin la troisième raison pour laquelle si peu de silhouettes féminines se retrouvent sur l’anneau de Montlhéry, est qu’une fois l’expérience tentée, elles passent à autre chose. Chaque année, nous avons de nouvelles amazones qui se lancent et nous peinons pourtant à les fidéliser, elles préfèrent voguer vers de nouveaux horizons, des défis inédits… Mais comment se lasser d’une telle aventure ?! Chaque année diffère tellement des précédentes.
Prenons la météo par exemple. Quelle excitation de ne pas savoir si on va rouler avec confiance sur une piste sèche ou avec prudence sous une pluie battante ! Si le soleil va nous réchauffer de ses doux rayons ou si au contraire on va grelotter sous la combi ! Les aléas climatiques confèrent à ce type d’événement suspense, joie, solidarité, fous rires. Quoique la plupart du temps, il fait grand beau sur Montlhéry, n’oublions pas que nous sommes en juin.
A chaque édition, on fait également de nouvelles rencontres. L’organisation de Café Racer Mag redouble d’ardeur et de créativité pour faire venir des exposants toujours plus détonants. Il y a deux ans, les Infernal Varanne et leur Mur de la Mort ont fait frissonner l’assemblée. L’an dernier, le collectif Sud Side nous a ravi avec leur show de poésie mécanique totalement inédite. N’oublions pas les nombreux constructeurs, préparateurs, qui nous font l’honneur de leurs plus beaux modèles, à l’essai pour certains. Entre deux roulages, il y a de quoi faire : découvrir les stands avoisinants, s’élancer sur le circuit routier au guidon de la dernière nouveauté de sa marque préférée, déguster une savoureuse galette bretonne ou un rustique sandwich aux rillettes, déambuler, la combi sur les hanches, le long des paddocks, s’offrir un foulard en soie, un carter gravé ou un réservoir en bois, admirer une expo photo et tant de choses encore ! Plus que tout, ce qui nous transporte au Café Racer Festival, c’est de partager des moments privilégiés avec des passionné(e)s qui comme nous, raffolent des ronronnements de moteurs et de la beauté des machines, dont la variété et la beauté des designs, marques et pilotes, sont inépuisables.
Les places pour rouler au Festival sont presque toutes prises, car l’engouement et l’excitation pour cet événement ne cessent de grandir au fil des éditions. Sauf chez les femmes, qui prennent leur temps, réfléchissent, ne veulent pas s’engager aussi longtemps à l’avance… ALLEZ LES FILLES, il est temps de s’inscrire ! Notre catégorie Kiss’n Vroom a encore quelques places réservées spécialement pour vous ! On n’attend plus et on se lance ou se relance, les inscriptions dans la catégorie filles, c’est par ici.
Rendez-vous en juin à Montlhéry !
Photos Kiss’n Vroom & Jérôme Polny.