Le duo danois a largement contribué à établir les canons du nouveau genre « prépa ». Il s’est formé autour d’une Kawa KLR 600 à monter en supermotard. Autour d’eux, déjà, une petite bande de passionnés qui cherchent un sens à la vie motocycliste : les classiques les ennuient, les sportives sont hors de prix au Danemark, les Harleys sont traquées par la police locale en raison de la présence active de clubs légendaires du 1% dans le grand nord… Le mouvement garage balbutie, et notre duo découvre les Streetfighters allemands, le travail des ateliers australiens comme Deus ou japonais comme Brat Style. C’est la révélation. Ils se lancent, et signent leurs créations d’un numéro. Après les Wrenchmonkees #1, #2, et #3, leurs propres motos (au départ, le WM était en fait un trio), ils réinventent une SR 500, une Z750 et une XS 500, qui prennent les numéros suivants, et les montrent lors d’une expo moto locale. En raclant leurs poches, en vendant leurs appartements, ils montent leur affaire de façon officielle en 2008, et depuis les deux compères doivent avoir une visibilité sur la Wrenchmonkees #100 ! Leurs vieilles motos reconstruites et préparées, uniques donc, se vendent à travers le monde (et beaucoup en France, malgré une fourchette de prix élevée), puisque le team danois, comme ses pairs, a largement contribué à établir un style. Des engins épurés, des bases pas forcément « nobles », mais que le traitement monkee rend aristocratiques, tout en lignes simples, épurées, dynamiques, et bien évidemment dans une réalisation d’orfèvre, puisque tout est fait à la main. En dignes représentant de la génération 2.0, ils ont un site internet de grande qualité (Nicolas n’est pas photographe pour rien), et bien sûr une boutique de vente en ligne d’accessoires et de vêtements siglés de leur écurie. C’est la clé du rayonnement international, qui permet de créer dans un petit atelier de Copenhague et d’avoir une vitrine ouverte sur la planète entière, avec un bassin de clients potentiels gigantesque. Là résident aussi les raisons d’une réussite, les Wrenchies, comme d’autres l’ont compris. Le savoir faire doit s’additionner du faire savoir.