Royal Enfield envoie en l’air sa nouvelle Pegasus. La marque indienne a lancé sa nouvelle édition limitée, la Classic 500 Pegasus. Et aux origines était la Flying Flea.

Deux motos embarquées dans un Douglas C-47 Dakota, des parachutistes qui sautent en déployant un drapeau Royal Enfield, deux vétérans de la Seconde Guerre mondiale sur le tarmac… Ce lundi 21 mai, ou de Pentecôte, RE a présenté au public sa nouvelle création, la Classic 500 Pegasus. Et il y a eu du spectacle.

L’aérodrome de l’Imperium War Museum de Duxford, où s’est tenu le show, n’a pas été choisi au hasard. Avec sa collection de vieux zincs, il permettait à Enfield de jouer à fond la carte de l’histoire et du passé militaire de la marque. Tout en disposant d’un exemplaire original de Flying Flea.

Cette 125, surnommée « la puce volante », était lancée derrière les lignes allemandes au cours de la Seconde Guerre mondiale, avec les régiments de parachutistes. Poids plume (seulement 59 kilos), elle était capable de franchir tous les obstacles et d’assurer la liaison entre les régiments. « C’était vraiment une moto géniale, mais j’aime bien la nouvelle », s’amusait Fred Glover, 92 ans, en enfourchant la Pegasus. Ce vétéran, parachutiste pendant la guerre, paraissait à l’aise, tant sur la moto que devant les objectifs. Enfield entend bien séduire le marché européen et américain. D’où l’utilisation d’une 500 Bullet, et non d’une 350.

Côté technique, rien de neuf sous le soleil. La Classic 500 Pegasus est… une Bullet. Seule différence : le look. La réédition est disponible en vert et marron, et arbore le sigle Enfield d’époque. A noter le sticker « Made like a gun » sur le porte-batterie, et le pégase sur le réservoir, emblème de la 6e division aéroportée britannique. Bien sûr, une gamme de vêtements aux couleurs de la Pegasus sera disponible.

Il n’y en aura que 1000, en tout et pour tout. Dont 250 rien que pour le marché indien et 190 pour le Royaume-Uni. Pas question de les faire sauter hors du Dakota, en plein vol. Non. Elles ne supporteraient pas l’atterrissage. Les motos ont été très précautionneusement descendues de l’avion, en roulant.

Texte et photos Christophe Le Bas.

Le prix : 4999£, soit environ 5699 euros. Disponible dès juillet.

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