Le temps file, et le Sunday Ride Classic version 2017 n’est déjà plus qu’un souvenir. Mais un excellent souvenir : du soleil qui cogne, un public au rendez-vous et des bécanes partout, cette neuvième édition semblait plus riche que jamais !

Le SRC marque chaque année le début officiel de la saison française, et c’est toujours un plaisir de faire le pèlerinage jusqu’au Castellet : on y retrouve les copains, ceux du sud qu’on voit une fois par an, on prend des nouvelles du paddock de l’autre vitesse française, celle qui roule sur les motos qu’on aime : Ducati Club de France, Superbike 80’s, deux-temps, il y en avait pour tout le monde.

Ainsi Guy Bertin, l’ancien pilote de Grand Prix qui conserve à 62 ans une passion intacte, et une envie d’en découdre toujours plus forte. Ejecté de la catégorie ICGP dont il a pourtant remporté les dernières éditions, il a trouvé refuge dans une nouvelle catégorie italienne : la Klass 250, ouverte aux anciennes machines de GP. Sur une Aprilia ex Equipe de France, il s’est battu pour la victoire, bien sûr.

On retrouve la fine fleur de la mécanique du sud-est, d’Yves Kerlo qui avait réuni une belle exposition de machines italiennes dont un splendide twin Linto à Jean-Luc Borgetto qui met un point final à ses constructions d’improbables multicylindres, de Jean-François Baldé, qui dévoilait une impressionnante restauration de Manx, à la star Guy Coulon, qui accompagnait Laurent Ducloyer de Tech 3 Classic.

On y croise le gotha des pilotes qui aiment le Ricard, les modernes et les anciens : Christian Estrosi a repris le guidon d’une TZ ; Giacomo Agostini, Jean-Michel Bayle ou encore Alain Michel ont enchaîné les séances de dédicaces ; quant aux vedettes du MotoGP, ils ont fait un malheur : Yohan Zarco a pleinement fait honneur le samedi à son nouveau statut devant la semi-remorque Shark, quand Loris Baz, dimanche, offrait le grand frisson à quelques privilégiés sur une Ducati biposto.

Jean-Pierre Bonato, l’organisateur, aime plus que tout célébrer la moto, française si possible : il avait ainsi convié le Voxan Club de France pour une rétrospective qui célébrait les vingt ans de la marque française. Avec bien sûr un clin d’œil à son regretté créateur, Alain Chevallier.

Mais le Sunday Ride Classic, ce n’est pas que des motos de course et de pilotes. Il y a de belles préparations et les meilleurs accessoiristes. Il y a surtout le corner Cafe Racer. Autour de notre stand, nous avions réunis une quinzaine de machines toutes très différentes, qui ont remporté un très beau succès auprès du public. Sud-Side était venu de Marseille, fort de quelques belles pistardes, Norton, Ducati ou Honda. Ortolani Customs avait amené sa Panigale qui a régalé la couverture de notre numéro 86, mais aussi un superbe bobber Triumph et deux belles réalisations sur base BMW et Yamaha. Patrick Zammit défendait les couleurs Guzzi avec notamment un spectaculaire attelage. Rusty Customs démontrait sa joie de vivre avec un flat et une XJR très propre. Taverne Motorcycle nous a dévoilé une belle interprétation de bobber Triumph. Vince Racer, enfin, nous a régalés avec son beau Drixton… et son blanc de la vallée du Rhône. C’était parfait, merci à tous.

Texte Julien Lacroix. Photos Albin Carrière.