Encore plus bobber que la Bobber, voici la Bobber Black. Une version plus de la Bonneville Bobber : plus onéreuse mais aussi plus richement équipée. Dans cette variante très noire, elle fait même plus épurée en design.

Après la seconde guerre mondiale, pendant que les Européens faisaient des café-racers, les Américains bricolaient des bobbers. Le but était d’alléger au maximum leurs motos et de simplifier le design. La Triumph Bobber Black respecte parfaitement les règles esthétiques du genre. Ultra sobre, rien ne dépasse ! Les éléments inutiles sont retirés au point qu’elle est homologuée en monoplace.

2017 Triumph Bonnerville Bobber Press Launch – Málaga Worldwide Copyright: ©Triumph

Encouragé par l’excellent accueil qu’a reçu le premier modèle, Triumph a choisi de proposer un Bobber encore plus abouti. La Black se distingue de la version standard par une peinture noire sur l’ensemble de la moto, une roue avant de 16 pouces, un double freinage Brembo avec de nouveaux disques et une fourche Showa plus grosse (Ø 47 mm). Même ceux qui ne sont pas spécialement amateur de cette catégorie de moto avoueront que la Black ne laisse pas de marbre tant sa ligne est élégante et minimaliste. Le fait qu’elle soit toute noire, brillante ou mat selon les goûts, ajoute à son côté bad boy chic. C’est maintenant un standard chez Triumph, au moins sur la gamme Bonneville, la finition est absolument irréprochable. Aucun élément ne semble rapporté, tout est strictement intégré au point qu’on n’aperçoit même plus le moindre fil électrique ou la plus petite durite qui dépasserait, même par accident. La machine est donc très flatteuse, c’est certain.

A la vue de cette petite selle, on s’attend à une position spartiate. Pourtant, on est fort bien installé. L’ergonomie est excellente, surtout vu les contraintes imposées par le design minimaliste. Chaque commande tombe bien à sa place, et surtout, la selle est assez confortable malgré sa faible épaisseur. L’embrayage assisté donne une bonne sensation de douceur à la main gauche, du velours. Sous réserve d’un très prochain essai en road-trip, où nous pourrons tester l’endurance de tout ce confort. Bien entendu, en plus de l’ABS obligatoire, la belle est équipée de deux modes de conduite (route ou pluie), de l’anti-patinage déconnectable et d’un régulateur de vitesse. Les silencieux noirs distillent un joli grondement digne de ce fabuleux twin liquide. Le moteur est à la fois souple et coupleux. C’est la version HT (High Torque) du Bonneville 1200, ce qui implique une allonge mesurée. Inutile de prendre des tours, il faut enrouler sur le couple, c’est le concept du twin à l’ancienne.

Sur les petites routes de montagne où nous l’avons testée, la Black s’est montrée exemplaire. Le train avant est très agréable et on ne sent pas le balourd du gros pneu avant. D’habitude, ce genre de pneu fait tomber la roue dans les virages et oppose une certaine résistance, mais ici, ce n’est vraiment pas le cas. La direction reste neutre et franche. Les 250 kg de métal anglais ne se sentent guère, c’est peut être aussi grâce au centre de gravité très bas. Mais la conséquence, c’est une garde au sol qui limite les prises d’angle en virage. Dans la mesure où le Bobber est destiné à la ville et à la balade pépère, on suppose que le « consomotard » ne sera que très rarement confronté à ce problème de garde au sol, voire jamais. En revanche tout ceci implique une hauteur de selle qui met la moto à portée de main des plus petits : 690 mm au choix car cette selle est réglable en position, plus ou moins haute et plus ou moins éloignée du réservoir. Les suspensions, eu égard au faible débattement, sont assez confortables et l’ensemble ne souffre d’aucun problème de tenue de cap. J’ai trouvé les freins puissants et faciles à doser, même si l’arrière peut déclencher l’ABS lorsqu’on force le rythme. Mais rien d’anormal sur une moto destinée avant tout à la balade.

Cette Bobber Black est donc une excellente surprise : Triumph a su faire ce que les autres marques, même spécialisées dans le genre, n’ont pas su faire. Un Bobber autant irréprochable en esthétique qu’en dynamique, malgré ce gros pneu avant. Chapeau !

Texte Albin Carrière. Photos Triumph. 

2017 Triumph Bonnerville Bobber Press Launch – Málaga Worldwide Copyright: ©Triumph
2017 Triumph Bonnerville Bobber Press Launch – Málaga Worldwide Copyright: ©Triumph
2017 Triumph Bonnerville Bobber Press Launch – Málaga Worldwide Copyright: ©Triumph
2017 Triumph Bonnerville Bobber Press Launch – Málaga Worldwide Copyright: ©Triumph

Fiche Technique

Moteur : twin parallèle, calé à 270°, simple arbre à cames, 8 soupapes, refroidissement liquide – Cylindrée : 1200 cm3 (97,6 x 80 mm) – Puissance : 77 ch (56,6 kW) à 6100 tr/mn – Couple : 106 Nm à 4 000 tr/min – Alimentation : injection électronique séquentielle multipoint – Échappement : collecteur en inox brossé, échappement à double enveloppe avec silencieux en acier brossé – Transmission : par chaîne – Embrayage : multidisques en bain d’huile – Boîte : 6 vitesses – Cadre : berceau en acier tubulaire, bras oscillant en acier – Roue avant : 32 rayons, 16 x 2,5 – Roues arrière : 32 rayons, 19 x 3,5 – Pneus : avant 130/90 B16, arrière 150/80 R16 – Suspension avant : fourche Showa 47 mm, débattement 90 mm – Suspension arrière : amortisseur KYB monoshock à biellette , débattement 77 mm – Frein avant : double disques 310 mm, étriers flottants Brembo à 2 pistons, ABS – Frein arrière : disque 255 mm , étrier flottant 2 pistons Nissin, ABS – Hauteur de selle : 690 mm – Empattement : 1510 mm – Poids à sec : 237,5 kg – Réservoir : 9 litres

Prix : 14 350 € en noir brillant, 14 475 € en noir mat

www.triumphmotorcycles.fr