Artcurial : des MV pas si augustes

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Le grand moment moto du salon Rétromobile 2019, qui a fermé ses portes dimanche dernier, ce fut bien sûr la vente par Artcurial, samedi 9 février, d’une collection impressionnante de 93 MV Agusta, des origines à nos jours (1948-2018). Comme nous vous l’avions annoncé dans notre Cafe Racer #97, il y avait des machines exceptionnelles, des motos moins connues mais pas moins belles ni moins intéressantes. Cette vente-star MV Agusta est pourtant loin d’avoir répondu aux attentes des organisateurs. Ainsi, les lots les plus médiatiques n’ont pas trouvé preneur. Au total, ce sont même 35% des motos mises en vente qui n’ont pas été vendues. Et sur les ventes réalisées, 75% des machines sont parties à un prix inférieur à l’estimation la plus basse. La vente totale s’élève à 749 000 euros, contre 1 870 000 euros espérés a minima… Les spéculateurs ne sont donc pas emportés, mais pour les passionnés, il y avait des jolis coups à réaliser.

750S Merzario

Estimée entre 100 et 150 000 euros, cette superbe 750S de 1972 fut la moto la plus chère de la vente… à 96 320 euros. Elle avait appartenu à Artura Merzario, pilote officiel Ferrari dans les années 70.

750 Injection Prototype

Avec sa jumelle turbo, ce proto construit en 1975 par l’Américain Tommy Barber, devenu depuis baron von Dreyer, devait le grand coup de la vente, avec son moteur 750 développé avec une injection et son design novateur. Comme la version Turbo, elle n’a pas trouvé preneur. L’estimation Artcurial était comprise entre 140 et 220 000 euros.

500 GP Replica

Construite autour des carters d’un moteur d’usine 500 cm3 et quatre cylindres, mais sans embiellage et donc non tournante, cette réplique d’une machine de Grand Prix de 1974 fut construite en 2010. Très belle, elle n’a pas trouvé preneur.

Pullman 125

Entre moto et scooter, cette Pullman 125, ancienne propriété d’un acteur comique italien, a su mettre en avant ses lignes pour trouver preneur à 4 214 euros, juste au-dessus de l’estimation basse.

350 Sport Electronico

Emblématique des moyennes cylindrées italiennes de années 70, cette 350 Sport Electronico de 1974 est une seconde qui n’affiche que 16 000 km au compteur. Son superbe état lui a permis de partir à 8669 euros, au-dessus de l’estimation haute.

175 CSS Squalo

Encore une beauté qui n’a pas trouvé preneur, et c’est dommage : cette 175 CSS Squalo est une de ces compé-client qui ont contribué à écrire la légende de MV en compétition à partir des années 50. Construite à 200 exemplaires entre 1954 et 1957 (ce modèle est de 56), la Squalo fut la première moto de course de nombreux pilotes comme Mike Hailwood.

125 Corsa

Autre compé-client, mais plus ancienne, cette 125 Corsa date de 1950 et a appartenu au pilote Campanelli. Elle est modifiée, mais demeure le dernier deux-temps de course construit par l’usine MV Agusta. Cette moto a été adjugée à 13 244 euros, juste en dessous de l’estimation mini.

Bambino 8 Anni

MV Agusta a tout construit et tout commercialisé, y compris des minibikes pour les enfants, comme ce modèle de 1976, soit la fin de la production du constructeur avant sa relance par les frères Castiglioni. Cette petit moto est mignonne, siglée MV et ne coûtait que 1926 euros !

350 Bicylindrica Bialbero Prototipo

Pas d’acheteur non plus pour cette machine annoncée comme un prototype de 1972 dérivé d’un twin 350 Sport.

Scooter CSTL

Fabriqué en 1954, utilisé jusqu’en 1960, ce scooter dans son jus fait partie d’une série fabriquée exclusivement pour l’Espagne. Il est parti à 3732 €.

175 CS Discovolante

7826 € pour cet archétype de la MV Agusta de route des années 50. Elle porte bien sûr l’un de ces fameux réservoirs Discovolante, parmi les plus beaux bidons jamais dessinés pour une moto.

150 Sport

C’était peut-être notre favorite, une petite beauté qui n’a pas séduire le chaland… Ainsi présentée, elle était pourtante prête à s’aligner au départ du célèbre Milan-Tarente, comme en 1954 !

50 Germano Sport

Archétype du cyclo-sport italien des années 60 (1966), ce Germano Sport à boites 3 vitesses au guidon était estimé à 3000 euros. Il est parti à 3010 !

125 Regolarita

Personne n’est tombé sous le charme de cette Regolarita, sorte d’enduro des années 60. C’est pourtant une moto d’usine, construite à 46 exemplaires seulement. Et c’est tellement beau !