Vous n’en n’avez probablement jamais entendu parler mais Herald Motorcycles fait pas mal de bruit outre Manche. A l’image de Mash en France, la firme s’était jusqu’alors contentée de faire assembler des petites cylindrées classiques en Chine pour les distribuer au Royaume Uni. Mais avec un mono un peu plus affirmé, un design actuel franchement réussi et un prix d’entrée accessible, cette Herald Brute 500 est le street tracker qui marque un tournant pour la firme qui mérite le coup d’œil. Présentations !

Herald Motorcycles : constructeur ou importateur ?

Méprenez-vous. Leur logo ayant une typographie proche de Royal Enfield, ces deux marques n’ont bien aucun lien. A l’image de la SIMA (le distributeur de la firme indienne), Herald a émergé sur le marché anglais comme importateur de scooters et petites cylindrées chinois. Avec les années, ils sont devenus experts du deux-roues low-cost et les plus au fait de leurs limites. En lançant la marque Herald sur le marché il y a dix ans, ils ont ainsi construit un business model intéressant ; Plutôt que d’apposer leur nom sur des modèles chinois à leur sortie d’usine, la marque rentre dans le cœur de chaque modèle, remplaçant les composants enclins aux défaillances. Herald apportent également quelques améliorations de performances mineures en remplaçant par exemple les plaquettes de frein, les kits chaînes ou les bougies et installant des suspensions réglables et de “vrais” pneus.

Tracker, scrambler, cafe racer, classique ; la gamme Herald est ainsi constituée de monocylindres 125 à 400 cm3 (et donc plus récemment 450 cm3) fiabilisés et complètement inscrits dans les codes néo-rétro. L’arrivée de la Brute 500 marque cependant un virage majeur pour la marque. A l’exception du moteur, cette dernière est entièrement designée et produite au Royaume Uni. Une prouesse au regard de son prix de vente (6950£ soit environ 7665€) qui lui offre une place de choix dans le club très fermé des constructeurs britanniques.

La Brute 500 – Véritable Street Tracker

A l’exception de la peinture que je trouve personnellement un peu cheap, le dessin de cette Herald Brute 500 est plutôt réussi. A l’image du reste de la gamme, elle est fortement influencée par la scène custom néo-rétro et présente un niveau de finition abouti. Avec son éclairage LED, sa boucle arrière suspendue et son réservoir marquant les passages de genoux, cette Brute trouve une position intéressante à la croisée des spectres du cafe racer contemporain et du street tracker agressif. Au niveau du poste de pilotage, vous retrouverez des comodos Domino, des leviers courts ainsi qu’un affichage digital Koso.

Côté partie cycle, cette 500 embarque une fourche inversée, supportée par d’imposants tés en aluminium taillés dans la masse et un mono amortisseur, tous deux réglables et conçus spécifiquement pour ce modèle. Les deux roues à rayons RaceTek lui offrent un look supermotard. Elles embarquent deux rotors flottants “wave” freinés par des étriers RaceTek radiaux 4 pistons. Du sérieux donc !

Son bloc monocylindre asiatique de 449 cm3 embarque quant à lui une boîte 6 rapports et développe 43 ch, le rendant éligible au permis A2. A segment équivalent, la Brute serait tout de même (hypothétiquement) 1600€ plus chère que la Brixton Crossfire 500 ou la Benelli Leoncino. Avec un couple de 40 N.m pour 165 kg à sec, on peut s’attendre à ce que cette Brute soit efficace pour aller chercher le pain. Pour vous en convaincre, jeter un oeil à la vidéo d’annonce de sa sortie, tournée à l’occasion de la course Malle Mile :

Il nous reste plus qu’à l’essayer et espérer la voir un jour peupler notre asphalte français !

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