Candy : le scrambler sucré de 6/5/4 motors

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Le petit bonbon dont on va parler aujourd’hui est une préparation du jeune designer suédois Rasmus Steyner Randén, réalisée avec l’équipe du custom shop 6/5/4. La bien nommée Candy est une moto de type scrambler de ville basée sur une Yamaha SR500. Mais comme vous le verrez à la fin de l’article, c’est également une moto qui a la faculté unique de faire des petits !

Rasmus dans le hub

6/5/4 Motors est un atelier basé à Stockholm qui mène parallèlement deux activités. D’une part la préparation de motos anciennes pour des clients et d’autre part la location d’ateliers pour artistes, inventeurs et mécanos en tout genre. Dans les cuisines de l’atelier 6/5/4, la création est toujours au menu. 

Pendant que certains montent leur bécane, d’autres fabriquent des instruments de musique, dessinent du mobilier ou font de la céramique. Ces ateliers mutualisés fleurissent un peu partout en Europe, leur nom anglophone : communal workshops. 6/5/4 de son côté, héberge un peu plus de quarante locataires au plein cœur de la ville .

Rasmus Steyner Randén loue un espace au sein de l’atelier 6/5/4 depuis 4 ans. Rasmus est doué en mécanique, mais il a également un passé de pilote de moto-cross ainsi que de street artiste et il vient d’être diplômé en design. Cette préparation de Yamaha SR500 de 1980, c’est son projet perso, épaulé par l’équipe de 6/5/4 qui lui a apporté son aide chaque fois qu’il en avait besoin. 

Toujours plus court !

L’envie de Rasmus née alors qu’il est coincé avec sa voiture dans les embouteillages. Il se dit qu’il serait plus pertinent de faire ses trajets quotidiens avec une moto de ville rapide et agile. La Yamaha SR500 n’est déjà pas bien grosse au départ et l’idée était de la raccourcir encore plus, puis de donner au scrambler une couleur qui corresponde à la personnalité de Rasmus.

SR500 - Scrambler - 6/5/4 - Cafe Racer

Sur la liste des choses à faire, une nouvelle carrosserie, un châssis raccourci, et une partie cycle qui améliorerait la qualité de conduite de la vieille Yamaha. La SR500 scrambler possède désormais un réservoir plus mince, prélevé sur une Yamaha FS1 de 1979. Juste derrière lui, un siège étroit et un petit porte-bagage. La boucle arrière a été raccourcie en conséquence. Des garde-boue en aluminium aux deux extrémités viennent compléter le tout. 

SR500 - Scrambler - 6/5/4 - Cafe Racer

Le fond comme la forme

C’est certain, Candy frappe d’abord par son look flashy mais Rasmus n’a pas pour autant négligé les organes de la moto. Il a réalésé son moteur et l’a traité au Nikasil. Il a également installé un nouveau piston Wiseco et une durite d’huile Kedo pour une meilleure circulation. Enfin, il lui a installé un carburateur Mikuni VM36 avec un filtre K&N et un système d’échappement très fluide proposé par les spécialistes italiens SC project.

SR500 - Scrambler - 6/5/4 - Cafe Racer

Pour la suspension, l’équipe a installé des ressorts progressifs sur la fourche, de la marque Wirth et un nouvel ensemble d’amortisseurs de chez YSS. Les roues sont équipées d’un combo de jantes 18 pouces Excel Takasago et des freins à tambour de Honda CL450 pour des raisons esthétiques. 

Parfaire le style

Plus haut vous trouverez un guidon ProTaper, habillé de poignées Vans au motif gaufré. Rasmus a aussi ajouté un nouveau levier de décompresseur et des cale-pieds, des feux avant et arrière de style Bates et un ensemble de clignotants classiques.

Comme tout ce que l’on a vu sortir des ateliers de 6/5/4, l’habillage de la Yamaha SR500 est remarquable. Rasmus s’est occupé lui-même du réservoir tape-à-l’œil. Ensuite, il a envoyé le cadre pour un thermolaquage en bleu canard mat. Le moteur a été retouché avec un mélange de peinture haute température noire et des finitions peintes à la main. 

Scrambler - 6/5/4 - Cafe Racer

La petite sœur de Candy

Alors qu’il n’en est qu’aux dessins de son scrambler et source encore un donneur potentiel, Rasmus met la SR500 sur pause pour travailler sur son projet de diplôme de design. Un vélo pour enfant sans pédales !

On les appelle « balance bike » dans les pays anglophones, parce qu’ils permettent aux plus jeunes de développer leur sens de l’équilibre. En France, on les appelle draisiennes, du nom de leur inventeur, le baron Karl Von Drai. Rasmus a appelé la sienne Vingla, c’est le mot suédois pour dire balancement. Et pour le design de son vélo d’enfant, il s’est inspiré de ses dessins pour la SR. 

Vingla s’adresse aux enfants de 2 à 4 ans avec deux objectifs. Tout d’abord développer leur motricité et leur sens de l’équilibre et ensuite leur apprendre à modifier leur vélo. Une belle entrée en matière dans le monde des deux-roues pour les plus petits. Le vélo Vingla vient avec deux guidons et deux tailles de roues que l’enfant peut changer à loisir.

Vingla - Rasmus - Cafe Racer

L’objet a été pensé à la fois pour être convivial et sûr. Rasmus a utilisé la 3D pour en contrôler chaque détail. Sur les photos, on voit comme Candy et Vingla vont bien ensemble. Reste à savoir quand Rasmus ajoutera à sa Candy, un module pour attacher Vingla dessus !