Ces temps de confinement mettent nos nerfs à rude épreuve… mais pas de panique ! Ce soir, la rédac de Cafe Racer vous a concocté un petit feuilleton pour laisser passer tout ça. Des bons vieux classiques aux titres plus contemporains, voici notre sélection 7ème art.

Burt Munro

Dans les années 60 en Nouvelle Zélande, Burt Munro (joué par Anthony Hopkins) n’a qu’une seule passion : la moto. À plus de 60 ans, il n’a pourtant jamais exploré l’extérieur de sa ville. Néanmoins, cela ne l’empêche pas d’avoir un grand rêve : celui de concourir à Bonneville, dans l’Utah, où est organisée la plus grande course de vitesse. C’est sur le dos de sa vieille Indian qu’il a lui-même bricolé, qu’il part à l’aventure.

Ce film est adapté d’une histoire vraie et c’est Roger Donaldson qui est en charge de la réalisation. À 21 ans, le véritable Burt Munro a acheté sa première moto : une Indian Scout rouge de 600cm3, équipé d’un moteur bicylindre. Il l’a customisé pendant des années et il a réalisé de nombreuses pièces lui-même avec pour seul objectif de battre le record du monde de vitesse sur terre. Il emporte trois prix : en 1957, 1962 puis 1967, toujours avec son Indian.

On any Sunday

On any Sunday est un film documentaire de 1971 réalisé par Bruce Brown. Il met en lumière le talent incroyable et la passion sans faille qui unissent les pilotes de moto, notamment ceux qui concourent en motocross. La caméra du réalisateur a suivi les courses du Grand National pour dresser le portrait de pilotes (tels que Mert Lawwill et David Aldana), et montrer l’état d’esprit de chacun. D’autres noms emblématiques du milieu font leur apparition tels que Malcolm Smith, David Evans ou encore Steve McQueen, qui a activement participé à la production.

Beaucoup de constructeurs reconnus font leur apparition dans On any Sunday, tels que Honda, Harley Davidson, Triumph, Yamaha et Suzuki pour ne citer qu’eux.

Easy Rider

Denis Hopper met en scène le road-trip de deux motards qui rêvent de liberté sur les routes américaines. Après avoir vendu une certaine quantité de drogue à Los Angeles, Wyatt et Billy s’élancent sur les routes. Leur destination finale n’est autre que le célèbre carnaval de la Nouvelle-Orléans. Au cours de leur périple sur leurs choppers, ils découvrent la culture hippie.

Pour le tournage, ce sont des Harley-Davidson Panheads de 1951 version chopper qui ont été utilisées, devenues cultes depuis. Elles avaient même hérité de petits surnoms tels que « Captain America » ou « Billy Bike ». C’est l’acteur Peter Fonda qui a fourni ses propres motos pour le tournage du film. Quelques années auparavant, il avait acheté quatre modèles lors d’une vente aux enchères et les avait customisé.

Quand Easy Rider sort sur les écrans Hollywoodiens en 1969, il rencontre un véritable succès auprès du public. Il est même longuement applaudi lors de sa projection au Festival de Cannes et en une semaine, le coût de production est remboursé. Aujourd’hui, Easy Rider est probablement le film n°1 pour tous les passionnés de moto.

La Grande Évasion

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, des aviateurs de différentes nationalités qui ont tenté de s’enfuir, se retrouvent prisonniers. N’étant pas des détenus comme les autres, ils sont enfermés dans des camps aux conditions plutôt confortables. Ils profitent de ce traitement de faveur pour organiser une nouvelle fuite collective via un tunnel. 73 prisonniers sur 250 réussissent à regagner leur liberté.

Sans surprise, mais pour notre plus grand bonheur, c’est le plus motard des acteurs qui campe le rôle principal du capitaine Virgil Hilts : Steve McQueen. À ses côtés, d’autres stars internationales de l’époque partagent l’affiche, comme James Garner, Richard Attenborough, Donald Pleasence ou James Coburn. Si l’histoire est fictive, la plupart des personnages eux, ont réellement existé. Les scènes à moto sont un ajout apporté par Steve McQueen. C’est une Triumph TR6 qui est utilisée pour le tournage de la scène d’évasion. Elle a été néanmoins modifiée pour prendre des allures de BMW R75, utilisée par l’armée allemande.

L’Équipée Sauvage

Johnny Strabler dirige les « Black Rebels », une quarantaine de jeunes, vêtus de blousons en cuir noir avec une tête de mort. Ils s’imposent à une course de moto et sèment la pagaille. Lorsqu’ils se décident enfin à quitter les lieux, ils emportent avec eux les trophées et roulent jusqu’à la ville voisine non sans bruit. Johnny remarque une jolie serveuse et lui fait la cour de façon peu conventionnelle. C’est alors qu’une bagarre éclate entre les Black Rebels et une bande rivale…

Le célèbre Marlon Brando occupe le rôle de Johnny, le bad boy charismatique. À sortie sur grands écrans en 1953, L’équipée Sauvage engendre un scandale si grand, qu’une vingtaine de minutes du film est censurée au Etats-Unis. De plus, il participe activement à la mauvaise réputation des motards de l’époque. La marque Triumph elle, profitera de cette envolée pour développer son activité.

Mad Max

Dans un futur proche aux airs post-apocalyptiques, les plus grandes nations sont en guerre pour du pétrole tandis que la population aux abois, se révolte. Sur la route, et dans le chaos le plus total, une guerre impitoyable oppose des motards hors-la-loi et des policiers équipés d’énormes voitures aux moteurs boostés. Dans le premier volet, c’est Mel Gibson, jusqu’alors totalement inconnu, qui prête ses traits à « Mad ». Aujourd’hui, Mad Max est une franchise de quatre films, tous réalisés par George Miller. Le premier volet est sorti en 1979, puis Mad Max 2 : Le Défi en 1981, suivi de Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre en 1985 et enfin Mad Max: Fury Road en 2015.

Pour le tournage, le constructeur Kawazaki a offert pas moins de quatorze Kz1000 à la production. Certaines motos, comme la Goose25, sont customisées par le préparateur « La Parisienne ». Parmi les acteurs de second plan et les figurants, des membres d’un véritable gang de motard local « The Vigilantes » sont présents.

Rusty James

Dans l’Oklahoma, à Tusla, celui qu’on nomme « The Motorcycle Boy » (sous les traits de Mickey Rourke) est un étrange personnage, mélancolique et désabusé, fasciné par les poissons. Son petit frère Rusty James rêve de prendre sa place de voyou. Quand « The Motorcycle Boy » revient après des mois d’absence, il tente de laver son nom et d’empêcher Rusty de prendre le même chemin que lui.

En 1983, Francis Ford Coppola réalise Rusty James, adapté d’un roman éponyme de S. E. Hinton. Le long-métrage est réalisé en noir et blanc, à l’exception de quelques rares touches de couleurs. Si Rusty James n’embrasse pas des chiffres fous au box-office, il est tout de même bien accueilli par la critique en général. La production du film a opté pour une moto à l’image du personnage de The Motorcycle boy : une Kawasaki KZ 400. Imposante, ce n’est pourtant pas la plus nerveuse. Certains acteurs habitués des motos au cinéma font des apparitions dans ce film, tels que Dennis Hopper, qui sera le réalisateur de Easy Ride quelques années plus tard.

L’Homme de Rio

Adrien Dufourquet, un soldat de seconde classe, voit sa fiancée Agnès se faire kidnapper. Prêt à tout pour la sauver, il suit sa trace jusqu’au Brésil et découvre un mystérieux trafic de statuettes.

L’homme de Rio est un film franco-italien réalisé par Philippe de Broca en 1964. Cette comédie amoureuse met en scène Jean-Paul Belmondo et Françoise Dorléac (soeur de Catherine Deneuve). Pendant la course-poursuite qui a lieu dans les rues de Paris, notre Bebel national chevauche une Triumph TRW, qu’il dérobe à des gendarmes. Sans casque, cigare à la bouche et motivé par l’amour, cette séquence participe à l’image romantique d’une échappée en deux-roues dans la capitale.

Cheval de Fer

Cheval de Fer est un documentaire français, réalisé par Pierre-William Glenn en 1974. Considéré comme un classique incontournable pour beaucoup de passionnés, il s’intéresse notamment aux 12 Grands Prix de vitesse qui ont lieu l’année du tournage. Glenn met en valeur les meilleurs motards français, notamment des adepts du Continental Circus comme les champions René Guili, Bernard Fau et Gérard Choukroun, ainsi que Patrick Pons et Michel Rougerie pour ne citer qu’eux.

Les rivaux européens ont également le droit à leur coup de projecteur : des noms aujourd’hui entrés dans la légende. Le film est sorti en DVD en 2006 et comporte pas moins d’une heure trente de bonus, avec notamment des témoignages des pilotes de l’époque datant de 2003.

 

Mais ce n’est pas tout ! Nous ne vous avons pas que des vieux classiques à vous mettre sous la dent. Voici notre sélection de titres plus actuels !

The Place Beyond the Pines

Luke est un cascadeur moto itinérant. Alors qu’il revient à New York, il découvre sa paternité. Voulant assumer son nouveau rôle de père et ne pas laisser sa famille dans le besoin, il utilise ses talents incroyables de pilotes pour participer à des braquages. Un policier du nom de Avery Cross compte bien faire tomber la bande de voleurs…

C’est Ryan Gosling qui campe le rôle de Luke. L’année précédente, il avait brillé par ses performances en voiture lors du film Drive. Dans The Place Beyond the Pines, il a donc lui même réalisé toutes ses cascades après avoir été longuement coaché. Dans ce film, on le voit notamment aux commandes d’une Suzuki DR-Z 400, puis d’une Honda XR650 R.

Burn Out

Tony poursuit son rêve sans demi-mesure : devenir pilote professionnel de Superbike. Pour sortir la mère de son fils d’un sombre avenir, il met alors ses talents de biker au service de malfrats. L’appât du gain et la promesse de la libérer de sa dette le motivant, il s’embarque dans des activités illégales. Il devient alors go-faster pour livrer de la drogue aux Pays-Bas.

Burn out est un film français, réalisé par Yann Gozlan en 2017. Il est librement inspiré par un roman Balancé dans les cordes, écrit par Jérémie Guez. Le personnage de Tony étant un amoureux des motos et de la vitesse, le film est un petit défilé de cylindrées en tous genres. On retrouve ainsi entre autres, une Ducati 899 Panigale, des Yamaha FJR1300 utilisées par la police, ou encore une enduro KTM.

Hell Ride

Pistolero est un vieux motard. Il devient ivre de sang et de vengeance lorsque sa chère et tendre est brutalement assassinée par le gang de motards de la 666. A l’aide de ses amis « les Victors », ils remontent sur leurs motos pour venger la bien-aimée de Pistolero.

Rien n’est plus américain qu’un biker aux commandes d’une Harley Davidson ou d’une Indian sur l’éternelle route 666. De nombreux modèles des deux constructeurs défilent à l’écran pour rendre hommage à cette culture. Le film est également un clin d’oeil assumé à Easy Rider, qui a ouvert la voie à ce type de film. Dennis Hopper, que nous avons cité plusieurs fois ici, est également de la partie pour sa dernière apparition sur grand écran. Malheureusement, Hell Ride n’est jamais sorti dans les salles obscures françaises. La réalisation a été confiée à Larry Bishop, qui occupe également le rôle principal. Si Quentin Tarantino n’est pas derrière la caméra, il a tout de même participé à la production de ce film.

One week

Ben Tyler mène une vie bien rangée : bientôt marié, professeur d’anglais, tout semble aller pour le mieux sur le papier. Pourtant, Ben n’est pas heureux. Quand on lui diagnostique un cancer en stade avancé, il décide de vivre pleinement les derniers mois qu’il lui reste. Il prend alors le guidon de sa moto et part à la découverte du Canada.

Joshua Jackson est en tête d’affiche de One Week réalisé par Michael McGowan en 2008. Le jeu de l’acteur a par ailleurs été récompensé pour sa performance. Malheureusement ici encore, le film n’est pas sorti en France. Côté moto, c’est une Norton Commando 850 de 1973 qui a été choisie pour faire vibrer le coeur une dernière fois le personnage de Ben Taylor.

 

Il ne nous reste plus qu’à vous inciter à brûler votre Télé Z et mettre cette bible de côté pour vos longues soirées d’hiver ! ✌️

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