Vendredi 25 novembre : Oreti Beach

A droite en quittant la ville, direction aéroport ; mais vous restez sur la route principale et la descendez sur une douzaine de kilomètres. Vous passez le circuit, le camping qui accueille le Rallye, l’anneau de Speedway et voici le terminus : la plage d’Oreti. Il aurait été impossible d’imaginer le Burt Munro Challenge sans qu’une épreuve s’y tienne. C’est sur ce sable que Burt Munro s’entrainait, là qu’il a couru et battu des records ; c’est avec ce sable qu’il faisait les moules de ses pièces.

Quand l’océan antarctique se retire en fin de journée, il découvre une large plage, damée comme une route de terre. Il suffit alors de poser au centre une rangée de cônes orange, 500 m de long la rangée, et vous obtenez un circuit d’un kilomètre, sur lesquelles s’enchainent les courses. Elles sont sauvages ! Si on retrouve quelques classiques de la course de côté légèrement préparées (filtre air, pneus à crampons, comme cette magnifique Gold Star), la plupart des motos sont des 450 de cross, comme la Yamaha de Josh Coppins, double champion du monde de motocross venu au Challenge pour y disputer le SX, la plage et la course en ville. « Pour la plage, je monte devant un pignon de 16 au lieu de 15, et derrière une couronne de 48 au lieu de 45 dents. Je prends 180 dans la ligne droite de retour, avec le vent dans le dos. » D’autres essaient des voies alternatives pour aller plus vite. Jorge Mundaca, émigré chilien, s’est construit une sorte de réplique du quatre-cylindres du Dakar de JCO, avec un moteur de R1, une colonne de direction réglable… Il cassera dans le premier tour son sélecteur. Brayden Hugues est lui venu avec sa Honda CBR 1100 XX, 160 chevaux sur le papier. Malgré les pneus à crampons, il lui était difficile de passer dans les chevaux. Quant à tenir les bracelets dans les ornières…

Extrait de Cafe Racer #85. Photos Denis Boussard