Rendez-vous : Midnight Garage Festival 4

La quatrième édition du Midnight Garage Festival se déroulait les 5 et 6 octobre derniers au cœur de Paris, 10 boulevard de la Bastille. Organisé par le 4h10, cette fête de la prépa moto s’intéresse à différents aspects de la culture qui gravite autour de ces machines. Une cinquantaine de motos, des expositions photo, un hall dédié à la mode et la première mondiale des nouvelles Triumph Rocket 3 ont ainsi égaillé cet événement automnal. La nouveauté anglaise a fait durant la soirée d’inauguration une arrivée remarquée auprès du public féminin avec l’acteur Gaspard Ulliel à son guidon…

Les ateliers de personnalisation parmi les plus en vue de l’hexagone avaient fait le déplacement pour présenter leurs machines. Tantôt exposées dans les couloirs, ou regroupées dans différents espaces formaient une collection hétéroclite, aux inspirations variées : flat-track, café-racer, dragsters, choppers… Une Triumph Trackmaster T140 de 1974 faisait ainsi face à un cafra BMW R 80 de 1994 modifié par The Gentlemen’s Speedshop. On a aussi remarqué une élégante R 100/7 de 1977 avec son réservoir rouge, construite par Road Burner Garage. Un peu plus loin, on apprécié les créations des ateliers Etik avec leur BMW R1200R XC3 ou le Motographe et leur 750 RKB très 80’s racing. FCR Original avait marqué le coup avec sa toute dernière prépa Triumph présentée sur le stand de la marque. OSE Kustom Motorworks présentait deux rafraîchissantes 125cm3 sur base Honda, inspirées des vélos-choppers des années 60, comme les fameux Schwinn « Stingray » et leur légendaire selle « banana » à ressorts.

Mais si un préparateur a fait sensation, c’est le French Atelier. Vous aurez ainsi reconnu la Suzuki DR 600 de 1987 actuellement présentée dans les pages du numéro 101 de Cafe Racer. Avec ses garde-boues saillants, sa selle imposante et son grand guidon chromé, c’est une élégante réinterprétation des 250 de cross des années 70. Cet atelier parisien présentait dans le même temps une Yamaha SR 280 de 1981, sauce flat-track comme nous l’explique Thomas son créateur : « Je viens de la terminer pour tout dire… Cela faisait un petit moment que je voulais avoir une machine dans le style des Trackmaster. Un peu avant le début de l’été, je me suis lancé dans cette prépa sur la base d’un SR 250 que j’ai pas mal remanié… »

Dans la plupart des pièces, les motos était surplombées par plusieurs photos avec la mécanique pour thème. Les clichés de Richard Aujard, mêlant sa passion pour les Harley, les femmes et son ami Mickey Rourke, pouvaient ainsi être détaillés. De même, Yann Morvan, exposait ses clichés choc, mêlant biker et portraits poignants.

Tendance oblige, un espace dédié à la mode vestimentaire regroupait plusieurs enseignes sous la forme de pop-up stores. Il était ainsi possible d’essayer les sacoches Artonvel, découvrir l’univers d’Eudoxie avec ses vêtements dédiés aux filles qui aiment la moto ou essayer les perfecto Schott NYC. Shoei exposait des casques peints.

Les sous-sols du bâtiment mettaient ensuite en avant les folles machines des Sultan of Sprint. Etait ainsi évidemment mise en avant, Appaloosa, star de la discipline avec Randy Mamola à son guidon. Réalisée sur la base d’une Indian Scout Bobber de 2018 par Workhorse Speedshop, cette machine arbore un carénage avant évoquant le fuselage d’un avion de chasse. Cet atelier belge présentait aussi Sakura, une Yamaha XSR 700 de 2017 gavée au Nitrous !

En plus des préparateurs, les constructeurs étaient aussi représentés. On a parlé de Triumph, il y avait également Honda, venue avec Jean-Michel Bayle, Sébastien Charpentier et une série limitée de CB 1000 R baptisée Sunset. Yamaha mettait en avant la XSR 700 XTribute dont le coloris de réservoir évoque la mythique XT 500. Moto Guzzi était partenaire du « Ride dans Paname » avec le V7 Club de France. Pour finir, Royal Enfield présentait son dernier bicylindre Interceptor 650 et son interprétation par les ateliers lyonnais Baak, baptisée Gallinella.

Texte Matthieu Brotel. Photos Albin Carrière.